Biologiste-Naturaliste de formation et militant bio depuis de nombreuses années par conviction, je n'en pratique pourtant pas moins la pêche sous-marine, sans que
cela me semble incompatible. Je ne prélève dans le milieu marin que le nécessaire et cela me demande à la fois une bonne condition physique, une grande connaissance du milieu et des espèces et
une parfaite connaissance de la législation, d'autant plus que je suis encadrant fédéral de pêche sous-marine et responsable d'une section de PSM au sein d'un club. Cette méthode de pêche,
sportive s'il en est, est aussi pour moi la plus "écologique", car elle demande une grande connaissance et un profond respect du milieu, mais c'est aussi la seule qui permet de choisir sa
proie, de décider si l'on prélève ou non... La pêche à la ligne, que l'on nomme pudiquement parfois " no kill", entraîne tout de même l'hameçonnage du poisson, son extraction de l'eau, plus ou moins
délicate, son maniement hors de l'eau et sa remise à l'eau... Qu'en est-il des séquelles pour le poisson ? Je ne dirai rien de la pêche dite " de plaisance", qui permet à qui possède un bateau de tendre 50m de filet 2 fois par jour s'il le souhaite et 2 casiers.
Sélectif le filet ??? dans les tailles, à peine, et dans les espèces, pas du tout... sans parler des dégâts faits par les morceaux de filets dérivants et les casiers abandonnés.
Enfin bref, la pêche sous-marine est dans le colimateur et voilà pourquoi Joël Bréchaire, président de la Commission Nationale de Pêche sous-marine et la
fédération de Chasse Sous-marine Passion ont adressé un courrier au président de la République.